La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

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La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Ipiu le Mer 13 Fév 2013 - 14:44

Le titre de mon sujet est un poème marchombre tiré du Pacte des Marchombres, de Pierre Bottero

J'écris assez rarement, je n'écris pas beaucoup et c'est souvent sombre. Enfin, les textes, les poèmes moins.
Je n'écris pas d'histoires, je n'ai jamais su faire ça. J'écris ce que j'ai besoin de faire sortir, pour trouver le chemin de la lumière.
Maintenant que vous êtes prévenus, je voulais vous mettre quelques petites choses repêchées d'un autre forum (ceux qui sont sur la Voie, ça fera doublon, désolée), vieux textes, poèmes marchombres...


Une part de soi dévoilée
Le cœur au bout de la plume
Ouverture

Sous la voûte étoilée
Se perdre dans la contemplation
De l’infinie beauté

Promesse murmurée à la Lune
Comme un rêve qui prend vie
Marchombre

Le temps semble s’être arrêté.
Il flotte dans l’air
Comme un voile d’éternité.
~
Instant rare et fragile
Où rêve et réalité
Se fondent en Vérité.

Fragilité
D'un coeur qui se trouble
Dans les brumes du doute

Veilleuse céleste,
Sur le voile éternel de la Nuit,
Qui éclaire et qui guide
Les égarés des heures sombres.

Paisible solitude nocturne
Peuplée des âmes essentielles
Qui scintillent en nos cœurs

L’Univers guide
À la lueur des étoiles
Les Hommes qui rêvent…

Ultimes remparts contre l’oubli
Phares guidant les vivants
Les étoiles portent la trace
Des disparus.

Lambeaux de vies oubliées
Témoins du passé
Flammes vives



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Dimanche 7 février 2010


Le Vent.
Le vent qui souffle sur les pensées, qui souffle tant et si bien qu’elles finissent par s’envoler.
Le vent qui purifie.

L’Air.
L’odeur de sel si caractéristique de mon enfance, de mes racines.
Cette odeur si rassurante qui m’enveloppe toute entière.
Je Respire. Enfin.

La Lumière.
Lumière de ce soleil qui brille, sans se soucier de la peine des Hommes.
Soleil qui réchauffe le corps, un peu, soleil qui réchauffe l’âme, surtout, de cette lumière magique qui illumine toutes choses.
Rayons dorés qui entrent dans mon cœur et ouvrent les portes d’une maison restée close trop longtemps.

Le Chant.
Celui des vagues qui viennent se briser à mes pieds, inlassablement. Celui de la mer, qui berce mon cœur et emplit mon âme.
Ce chant qui me remplit. Ce chant qui m’accompagne depuis toujours.
Ce chant dans lequel aujourd’hui je vais puiser une force nouvelle.

Le Sable.
Pieds nus sur le sable froid. Contact. Avec la Terre.
Sentir l’énergie du sol qui remonte. Cette énergie qui m’ancre, qui m’aide à sentir de nouvelles racines, pour mieux pouvoir me remettre debout. Pour pouvoir être solide.

Le Ciel.
Bleu. Bleu. Bleu.
Bleu comme ce que j’aime. Bleu pureté. Bleu éternité. Bleu infinité.
Un ciel bleu, comme un sourire, pour mieux me permettre de rêver à nouveau et de garder la tête levée vers les étoiles.
Les pieds sur Terre et la tête dans les Etoiles, voilà le secret de l’Equilibre.

Les Oiseaux.
Qui survolent la mer, comme un symbole de cette Liberté retrouvée, cette Liberté que je dois apprivoiser.

Et puis... Moi.
Au milieu de tout ça.
Un nouveau moi qui respire, qui pleure, qui sourit, qui tremble, qui admire, qui aime, qui vit...
Un nouveau moi lavé, essoré, purifié.
Un nouveau moi qui comble le vide qui s’était installé.
Un nouveau moi pour une nouvelle Vie.
Mais un nouveau moi qui se veut toujours entouré de ces âmes si lumineuses qui éclairent sa Vie.
Toujours... Ce mot qui semble bien fragile dans des instants comme celui-ci. Qu’importe, au moment où il est dit, s’il est dit avec le cœur, il est Vrai.
Alors je vous veux près de moi, avec moi sur le Chemin, pour toujours. Quoi qu’il se passe, quoi que l’avenir nous réserve. Toujours.
Parce que nos liens ont la couleur du Bleu éternel.

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9 février 2010


Cela fait aujourd’hui 3 mois.
3 mois tout juste que je me suis réveillée après avoir rêvé de Pierre, que je me suis levée avec la ferme résolution de répondre à sa lettre, que j’ai allumé l’ordinateur, que je me suis connectée, que j’ai été jeter un coup d’œil aux nouvelles sur Rageot, que mes yeux sont tombés sur le message d’Emma et que mon cœur a explosé...
3 mois que je me suis mise à trembler, que les larmes ont coulées comme jamais elles n’avaient coulées, que je me suis effondrée.
3 mois que j’ai appelé Laure et que je n’ai pas réussi à faire sortir les mots.
3 mois que la vie que je découvrais avec bonheur a basculé.
3 mois que son rire et son sourire n’éclairent plus nos vies.
3 mois que son absence crée un vide immense dans mon cœur, de même que tous ces instants magiques qui nous semblaient promis et qui ne viendront jamais.
3 mois...
Et aujourd’hui les souvenirs affluent, comme des lames s’enfonçant dans mon cœur.

Cette vidéo retrouvée par Moustik. Pierre qui rit, Pierre qui a mis du Nutella sur le nez d’Esio, Pierre qui Brille...
Pierre à Epinal, comme un des plus beaux et des plus importants moments de ma vie.
Coup au cœur, de le voir si...vivant.

Les Ames croisées qui approche. Ce prologue et ce premier chapitre. Ses mots, que l’on reconnaît tellement.
Les Ames croisées, auquel je pense chaque jour qui passe. Et je veux l’avoir dans mes mains. Et j’ai peur de l’avoir dans mes mains. Et je me dis : où le lire ? Quand ? Comment ?
Les Ames croisées et aussi... L’introduction inédite de l’intégrale de la Quête. A défaut de l’avoir entendu de Pierre lui-même à Troyes...
Envie et appréhension.

Ce nom, lu ce matin sur le site de la bibliothèque, comme par "hasard".
Pierre est venu, ici même, il y a un an, avec Jean-Louis Thouard, dans le cadre d’un prix littéraire sur les albums jeunesse, pour Isayama. Cette info apparaît toujours sur le site, sans date, comme si ça allait se passer cette année, là, dans quelques semaines...
Choc. La goutte d’eau qui menace de tout faire déborder.
Je le savais pourtant. Il est déjà venu plusieurs fois ici, à l’endroit même où je travaille tous les jours. Mais le voir écrit noir sur blanc comme si c’était un futur encore possible...
Moi qui ai tant rêvé et imaginé l’inviter dans la nouvelle bibliothèque que j’aurais trouvée ! Cela aurait été un moment tellement particulier et magique...
Ce rêve qui refait surface ce matin, en lisant son nom sur notre site.
Ce rêve qui ne se réalisera jamais, quoique je fasse.
Douleur.

Le message de Sarah. Le rêve de Sarah. Les textos de Sarah.
Comme la vague qui submerge tout.
"Pierre. Que devons-nous faire maintenant ?
- Marchez.
- Seuls ?
- Vous n’êtes pas seuls."

Marchez...
Vous n’êtes pas seuls...
Pierre, oh Pierre. Pourquoi ?
Les larmes coulent. De nouveau. Encore.
Les larmes coulent. Toujours.
Vous me manquez, à un point inimaginable.
Je fais de mon mieux pour mettre un pied devant l’autre, mais c’est parfois tellement difficile. Marcher, envers et contre tout. Marcher et... Briller ?
Vous êtes là, comment pourrait-il en être autrement ? Vous êtes là mais vous manquez pourtant tellement...

3 mois et je suis toujours là.
Tremblante sur un vieux pont au dessus du vide, mais toujours là.
Avec cette douleur au cœur et ce vide si difficile à combler.

3 mois et tous ces souvenirs.
Montreuil, notre rendez-vous "raté", pour le meilleur.
Paris, notre première "vraie" rencontre.
Epinal, moment magique entre tous.
Juvisy, pour un sourire et des confidences.
Belle-Ile, où vous n’étiez pas et où pourtant vous avez été derrière chacun de mes pas.
Troyes, retrouvailles et complicité. Sourires, toujours.
Un brin de menthe poivrée.
Et puis...
Il ne reste plus que les souvenirs. Plus rien à venir. Même pas le plus beau, en tout cas avec vous...
Juste les souvenirs et tous ces mots que vous nous avez laissés.
Ces mots que j’arriverai à retrouver un jour, je le sais, même si c’est encore trop tôt.
Ces souvenirs qui illuminent mon cœur et qui y resteront gravés, à jamais.

3 mois...


Douleur de l’absence
Désespoir devant les possibles brisés
Une vie en équilibre.
Sur le fil...


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20 mars 2011


Là où les mots n'existent pas...
Au pays de la Douleur.
Au pays de l'Absence.

Parce que là-bas seuls subsistent le vide, la tristesse, la nostalgie, le manque... Les émotions. Les sensations floues et brouillées par le temps qui passe et qui érode les souvenirs.
Parce que dans ces pays règnent l'indicible, l'inexprimable.
Parce que dans ces contrés-là, aucun mot n'est assez puissant pour décrire, pour résister à l'avalanche de sentiments.
Parce que là où la lumière régnait, il ne reste plus que le noir.
Parce que là où la chaleur d'un regard et d'un sourire réconfortait, il fait désormais un froid glacial.
Parce qu'il reste ses écrits mais que le son de sa voix est à jamais perdu.
Parce que rien, rien, ne peut ne serait-ce qu'effleurer ce vide vertigineux.
Parce l'étoffe du monde est fragile, si fragile...

Là-bas. Ici.
Là où les mots n'existent pas...


"La douleur infinie de celui qui reste,
Comme un pâle reflet de l'infini voyage
Qui attend celui qui part."



La Vie mérite d'être vécue.
Toujours.
Malgré la Douleur et l'Absence.
Dans l'espoir de retrouver le pays où les mots existent...

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08/11/2011


Dans la brume des souvenirs

Tu passes la fin de soirée en étant à fleur de peau, hier. Tu tournes en rond dans ton studio, sans rien faire, retardant le moment d'aller te coucher, ce dont tu n'as pas envie. Pourtant, il faut bien être raisonnable, demain tu te lèves pour aller travailler, alors tu te décides à aller dormir.
Là, dans ton lit, tu te tournes et te retournes sans fin, sans trouver le sommeil. Comme toujours c'est le moment que choisissent des centaines de pensées pour t'assaillir en même temps, certaines très concrètes et matérielles, d'autres... D'autres qui, comme des éclairs de conscience, te frappent en plein cœur sans prévenir, douloureuses. Celles là, tu fais ton possible pour les repousser, pour ne pas leur reconnaître une existence. Tu sais que si tu te laisses aller à ces pensées, tu n'arriveras pas à t'en sortir avant longtemps. Alors tu résistes, tu essaies de tourner ces pensées vers les premières, bassement terre à terre, pour t'échapper, mais la lutte est inégale et bientôt tu as les larmes aux yeux. Il ne faut pas, à aucun prix, te laisser submerger. Tu ne cesses de te demander "pourquoi maintenant ?", et tu as beau le savoir cela ne t'aide en rien.
Après un temps qui te semble infini, tu t'endors enfin.

Aujourd'hui tu as à peine ouvert les yeux que cela t'envahit à nouveau. Tu le savais.
Il est des dates qui restent à jamais ancrées en vous.

Tu allumes l'ordinateur. Tu tombes sur des messages de gens qui, comme toi, se souviennent. Cela te contrarie. Tu aurais aimé que rien ne vienne te le rappeler encore plus. C'est idiot.
Tu sens que cette journée va être spéciale, différente, et tu aurais préféré qu'elle ne le soit jamais, mais ce genre de souhait est vain et tu le sais bien. Tu n'as plus qu'à tenter de passer au travers.

Pourtant tu penses à Pierre souvent, tu n'attends pas d'être au 8 novembre pour cela. Tu penses à lui, parfois avec des larmes, le plus souvent avec le sourire. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui la date fausse les perspectives et te ramène aux moments les plus douloureux. La date te confronte de nouveau à ces souvenirs que tu aurais voulu ne jamais avoir. Tu écris ces mots dans l'espoir d'exorciser ces pensées et cette écharpe de brume qui t'entoure, mais tu as beau écrire tu sens l'étau se refermer. Tu sais qu'il restera là toute la journée et les quelques suivantes également. Le ciel est gris, triste, il semble s'accorder à ton humeur. Tu te dis que c'est idiot cette histoire de date, cela ne change rien à l'affaire qu'on soit le 8 novembre ou le 15 mai. Et pourtant si, cela change tout. C'est idiot mais c'est comme ça, tu n'y peux rien.
Il est des dates qui restent à jamais ancrées en vous et qui ont un pouvoir infini.

Deux ans.
Tu penses au Chemin parcouru, immense.
A la force des épreuves surmontées, ce qui te met un peu de baume au cœur.
Et pourtant la mélancolie est là, la tristesse qui toujours, régulièrement, revient te broyer la poitrine et te couper le souffle.
Tu penses aussi au vide qu'Il a laissé et à ses sourires qui te manqueront toujours.
Déjà deux ans...

Rien à dire. Rien à faire.
Juste se souvenir...

Tu es au travail et ta responsable te parle, à toi et tes collègues, de l'organisation du service. Tes pensées vagabondent loin, très loin, de ce souci. Tu es dans d'autres sphères, avec un Magicien au regard lumineux.
Plus tard tu es en train de mettre de l'ordre dans les romans de ta section et machinalement tu replaces tous les tomes de la Quête, des Mondes, du Pacte et de L'Autre dans l'ordre chronologique. C'est un geste que tu fais presque tous les jours, mais aujourd'hui, ton cœur rate un battement et ta gorge se serre.
Tu es accaparée par les diverses tâches qu'il te faut bien effectuer, mais Pierre est toujours là, quelque part derrière tout ça. Tu parles aux personnes que tu as en face de toi, mais tu n'es pas vraiment là.

Tu rentres enfin chez toi, lassée de cette journée, tu te connectes et tu vois tous les messages de tes Amis. Submersion. Leurs mots sont les mêmes que les tiens, que ceux que tu as écris ce matin et toute la journée. Parce qu'il n'y a pas de Hasard et qu'eux, plus que quiconque, savent ce que tu ressens aujourd'hui. Les larmes coulent enfin.

Il manque, oui. Il manquera à jamais.

Tes yeux accrochent la photo qui est à côté de ton ordinateur. Ce regard... Ce regard traverse la mort et le temps pour venir se ficher dans ton âme.
Non, tu ne pourras jamais oublier Pierre. Ni lui, ni son sourire, ni son regard, ni ses silence, si ses mots offerts...
Il manque plus que cela est supportable, mais tu ne peux pas oublier, tu ne veux pas oublier que tu as eu la chance immense que vos chemins se croisent pour un temps.
La brume d'aujourd'hui finira par se disperser et il ne restera alors que les sourires, le sien et le tien. Pour tout ce qu'Il t'a offert et qui restera gravé en toi à jamais. Parce que derrière les larmes et l'insondable tristesse, il y a également une gratitude infinie.

Tu remercies Pierre en silence, de toute ton âme.
Et tu t'accroches à la pièce 9. Parce que tu veux y croire. Parce que tu as besoin d'y croire.
Que le plus beau est à venir. Que le plus beau est avenir. Toujours.

Pierre...

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12 octobre 2012


3 ans que Pierre s'est détourné et s'est éloigné.
3 ans que nous lui avons dit au revoir pour la dernière fois, en pensant le revoir à Montreuil.
3 ans que nous hésitions à attendre son train à Montparnasse, pour prolonger encore un peu la magie de cette rencontre troyenne.
Un beau matin, tout s'écroule et on cherche le sens de tout ça.

3 ans après, en plein cours de danse, j'ai l'esprit ailleurs. Laure m'a rappelé cette date précise, qui s'était perdue dans les brumes de ma mémoire.
Il y a 3 ans j'étais à Troyes, emplie d'un Bonheur incroyable, profitant de chaque seconde passée en sa compagnie, éblouie par sa Présence. Comment aurions-nous pu imaginer ?
Je danse et je regarde par la fenêtre, les rayons de soleil jouent avec les feuilles d'un arbre, le temps semble ralenti. Conscience aiguë de chaque détail. Je me demande : quel est le sens ? Existe-t-il ?
Parfois on en trouve un, on se raisonne, on écrit de belles choses, parce qu'on y croit - un peu - mais surtout pour se persuader soi-même.
Et puis parfois : le vide absolu. Un sens ? Aucun. Impossible d'en trouver un. Surtout quand la douleur et l'absence s'imposent de manière aussi brutale.

Aujourd'hui ? Le sens de tout cela me semble lointain, complètement inaccessible. J'ai l'impression d'être ailleurs, de voir le monde de loin, de le ressentir à distance.
Je suis tournée vers l'intérieur, dans ma bulle de souvenirs et de solitude.

"Alors ça y est, c'est déjà demain
C'est maintenant que l'on se souvient
Un peu trop fort
Un peu trop bien"


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14 octobre 2012


A comme association...

Dans le silence de la nuit, sous le regard attentif des étoiles, la voix des disparus se fait entendre.
L'étoffe fragile du monde se soulève et laisse le passage aux souvenirs. La présence irréelle des êtres aimés nous emplit d'une certaine mélancolie, à la fois bienvenue et douloureuse, car nos cœurs sont hantés.
Ce qui dort dans la nuit, ce sont bien souvent ces pensées, ces souvenirs, ces sentiments qui ravivent des instants presqu'oubliés et qui luttent contre le vide, le néant.
Parfois la tristesse et l'impuissance prennent le dessus, mais là où les mots n'existent pas les images résistent et transmettent un sourire inoubliable, un geste réconfortant, un regard aussi lumineux que le ciel étoilé.
Le subtil parfum du souffre accompagne ces réminiscences au goût de "jamais plus". Alors, souvent, les larmes roulent sur les joues car la magie a ses limites obscures et ne nous Le rendra pas. Tout ce qui nous reste n'est plus que brume et illusion, insaisissable.

A la lueur vacillante d'une bougie, je trace ces mots et les rêves prennent vie. Lorsque la flamme sera soufflée, la pâle lumière des ténèbres reprendra ses droits et il ne restera plus rien. Rien que l'indicible absence et les rêves brisés s'éparpillant en milliers de larmes.
Rien que le regard brûlant des étoiles, éternel...


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fin octobre 2012


Chemin.
Interstices. Passages.
La vie qui s'écoule. Un instant suspendu. Au dessus du vide. Des mains qui se tendent, pour rattraper l'équilibre vascillant.
Tu en tires une force que personne ne pourra t'enlever. Une force à côté de laquelle le reste est insignifiant. Ce que les autres peuvent dire, faire, même ceux qui croient avoir du pouvoir sur toi, cela n'est rien en comparaison de ce qui pulse en toi. Tu as survécu à l'anéantissement de ton monde et de tes rêves, tu as survécu à cette Absence qui hurle encore au fond de toi, tu es Vivante malgré les épreuves et c'est ta force.
Prends en conscience, réalise la et sers t'en comme bouclier.
Plus rien ne pourra t'atteindre. Que l'Amour et la Joie. Parce que chaque seconde égrenée est une victoire, une chance à saisir pleinement. Parce que la vie mérite d'être vécue. Toujours. Et qu'il ne tient qu'à toi de la vivre comme tu l'entends.

Tu es CHOIX. A chaque instant.
Tu es VIE. Intégralement.
Tu es CONSCIENCE. Eveillée.
Tu es CHEMIN.
Tu ES.

"J'ai appris deux choses après toi. Le pire est au bout de l'absence. Je suis plus vivant que je le crois."
"On apprend tout de ses souffrances"

(Goldman)

Je marche sur le fil. Je danse au dessus du vide. Je chemine sous le regard brûlant des étoiles.
Et j'avance. Ma main dans les leurs. Ma main dans la Sienne, intangible.
Son regard vrillé dans mon âme qui en porte la trace, indélébile.

Je cueille les questions, à défaut des réponses, comme les fleurs dans les champs.

Le souffle de la vie.

Chemin...

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01/11/2012


Samhain.
Nuit de Passage. D'un monde à l'autre.
La pluie et le vent souhaitent la bienvenue à la saison sombre.
Devant l'océan, je pense à celui qui est passé de l'autre côté, parti chasser les chimères en Gwendalavir... Etrangement je pense aussi à Sierra. C'est une nuit comme celle-là, une nuit de Samhain, qu'il lui serait peut-être plus facile de traverser et revenir.
La pluie sur mon visage. Le bruissement des vagues. C'est une nuit de souvenirs. Une nuit de passage entre les mondes, celui des morts et celui des vivants.
Cette nuit, devant la force des éléments et de mes pensées, j'ai la certitude d'être bien ancrée dans le monde des vivants.

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08/11/2012


Aujourd'hui, Pierre est mort.
Demain, on l'apprendra et notre vie basculera.

"Nos dernières fois gâchées, mon amour
Celles qu'on n'a pas vues venir parce qu'on vit comme on court
Tous nos adieux bâclés, trop courts
Par dépit, par pudeur, par peur des demi-tours

Mais le temps nous manque tant, mon amour
Pour dire à tous ceux qu'on aime qu'on les aime pour toujours
Il nous faut vivre avec, mon amour
Vivre avec tous ces fantômes, toutes ces voies sans retour
Ils sont là qui tournent tout autour de nous tous les jours
J'pourrais presque les voir, les sentir, leur parler, les tenir."

(Debout sur le zinc)

Pas de mots aujourd'hui. Juste une peine immense, une douleur écrasante qui serre le cœur et des torrents de larmes qui coulent sur mes joues.

Emplie de sa présence, emplie de son absence, du trou béant qu'il laisse dans nos vies.
On a beau avoir continué notre chemin, grandi, reconstruit, il manque toujours autant et le vide ne sera jamais comblé.

Le ciel, les étoiles, semblent immuables, froide indifférence et en même temps veille réconfortante.

Quelle Trace laisse-t-on ?

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06/12/2012


Quelques traces d'espérance
Subsistent
Dans le froid de l'âme


Ronde de vie et d'espoir qui nous lie à toutes choses.
Les pourquoi sont sans fin, de même que les quêtes de réponses. Mais quand toutes les réponses auront été données, cela sera la fin, alors on questionne, encore et encore, pour avancer.
Je porte mes questions à bout de bras, à bout de cœur, pour les éclairer à la lumière du soleil, à la lueur des étoiles. La route continue.
L'espérance viendra-t-elle à bout des doutes, des obstacles, des chutes ? Quelle est cette faculté d'espérer, même dans les moments les plus noirs, qu'un avenir meilleur est possible ?
La survivance de l'Homme n'est pas étrangère à cette espérance qui le pousse à lutter, à s'accrocher, qui le pousse en avant.
Des papillons de lumière colorent ma mélancolie et portent sur leurs ailes mes prières de lendemains lumineux et apaisés.

Une robe rouge sur une carte et trois mots si pleins de sens : changer la vie.
Trois mots porteurs d'une énergie intense et d'une conscience vive. Trois mots qui incitent aux rêves mais surtout qui invitent à plier la réalité selon nos envies, nos désirs, nos aspirations profondes.
Changer la vie.
Je veux une vie colorée, une vie sûre d'elle-même, qui va de l'avant sans hésiter, une vie remplie de papillons, de lumières, de rencontres, de liens. Une vie pleine de sens, d'essence. Une vie riche en souvenirs, en futurs esquissés, en sourires et en étreintes.
Une vie arc-en-ciel. Une vie étoilée.
Changer la vie.




_________________


~~~~~~

"Pièce 9 donc : la pièce manquante. Celle que l'on cherche ardemment, vaillamment, désespérément parfois et qui, en se refusant à nous, nous pousse en avant. Celle qui nous interdit de croire qu'on est arrivé et nous souffle à l'oreille que le plus beau est à venir.
Que le plus beau est avenir. Toujours."
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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Ipiu le Sam 8 Nov 2014 - 23:05

8 novembre 2014

Perles de souvenirs égrenées
Sur un fil de brume
Symboles d'un futur devenu inaccessible

-

Murmure insistant
Chuchotement lancinant
Echo amer d'un lien perdu



Le soleil rayonne sur la ville, le temps est frais mais sec. A croire que l'automne tient plus dans notre perception de la temporalité que dans la météo. La mélancolie propre à cette saison se mélange aux souvenirs de ce jour si spécial, des émotions diverses t'envahissent. Tu as envie de pleurer sans trop savoir pourquoi devant ce magnifique documentaire sur l'antarctique. Tu t'assois au soleil. Ton cœur se serre devant sa photo et son regard qui semble traverser les dimensions pour t'atteindre au plus profond de toi. Tu manques de pleurer de joie quand tu reçois une information que tu espérais mais à laquelle tu ne croyais pas vraiment. Tu penses à lui et tu pleures de chagrin cette fois-ci. Tu as fait des montagnes russes, toute la journée.
Des fois tu ne peux t'empêcher d'espérer qu'il revienne, que tout ça ne soit qu'un mauvais rêve. Tu te prends à imaginer de quoi ces 5 ans se seraient remplis s'il avait été là. Cela ne sert à rien, mais c'est comme ça. Tu as du mal à croire que 5 ans se sont écoulés, cela paraît tellement long. Et en même temps quand tu repenses à ce jour, cela pourrait être hier. Tu t'empêches d'y repenser, cela fait trop mal et cela non plus ça ne sert à rien. Tu essaies de penser à la vie.

"Il y a mille façons de parler aux morts. Il fallait la folie d'une petite de quatre ans et demi pour comprendre que nous avions peut-être moins à leur parler qu'à les entendre, et qu'ils n'avaient qu'une seule chose à dire : vivez encore, toujours, vivez de plus en plus, surtout ne vous faites pas de mal et ne perdez pas le rire." (Christian Bobin)

Tu sais bien qu'il aurait été d'accord avec ça. Alors tu essaies.
Tu as écouté sa playlist en boucle. Tu sais si bien tout ce qu'il t'a apporté. Tu sais aussi qu'il sera toujours là, que cette rencontre sera toujours une partie de toi. A jamais. Tu sais que jusqu'à ton dernier souffle les 8 novembre auront une saveur particulière, amère, chagrine, mais tu ne voudrais pas qu'il en soit autrement.

"Tous les chagrins sont méprisants, imprenables, perchés à des hauteurs que personne ne peut rejoindre. Peut-être a-t-on trop peur qu'une consolation efface ce qu'il reste de souvenirs." (Timothée de Fombelle)

Tes souvenirs, contrairement au titre d'un certain livre, sont solides comme l'airain. Des diamants taillés de bonheur. Indestructibles. Ta peine est à leur image. Les années l'ont fait descendre dans les profondeurs de ton âme, ont mis une couche de vie par dessus, mais elle sera toujours là. Indestructible.
Tu poursuis ton chemin, tu fais du mieux que tu peux et tu imagines ce qu'il t'aurait dit dans telle ou telle situation. Tu poursuis ton chemin, la voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière. Tu penses à lui, tellement fort. Tu poursuis ton chemin :

Avec juste ce qu'il faut de mélancolie à cause de la fragilité de tout... (Pauline)

_________________


~~~~~~

"Pièce 9 donc : la pièce manquante. Celle que l'on cherche ardemment, vaillamment, désespérément parfois et qui, en se refusant à nous, nous pousse en avant. Celle qui nous interdit de croire qu'on est arrivé et nous souffle à l'oreille que le plus beau est à venir.
Que le plus beau est avenir. Toujours."
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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Melwenn le Dim 9 Nov 2014 - 15:00

C'est trop triste t'as eu aucune réponse depuis Février 2013! Shocked

J'aime beaucoup tes murmures et ton texte d'hier. Surtout le premier murmure...
Je sais, c'est pas très constructif mais ces textes sont si personnels qu'on ne peut pas vraiment les juger mais juste lire et se laisser emporter.

_________________
"Malgré les vieilles amertumes
et les amours qui passent,
les chums qu'on perd dans brume
et les idéaux qui se cassent,
la vie s'accroche et renait,
comme les printemps reviennent,
dans une bouffée d'air frais
qui apaise les cœurs en peine"
  - Les cowboys fringants
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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Sinead le Dim 9 Nov 2014 - 15:55

Whaouh ! Ils sont magnifiques et tellement écrits avec l'âme qu'on ne peut que les respecter infiniment.

_________________
Tu n'es pas totalement fichu, tant qu'il te reste une bonne histoire, et quelqu'un à qui la raconter.
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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Misuto le Dim 9 Nov 2014 - 18:48

Oh Piupiu !
C'est tellement...

Merci Ipiu. Juste ça.
Merci.

_________________
"... c'était approprié, car c'était le plus vaste silence [...], celui qui enveloppait tout les autres.
Il était profond et ample comme une soirée de début d'automne. Il était lourd comme une grosse pierre polie par la rivière. Comme l'écho résigné d'une fleur coupée, d'un homme qui attend la mort."
Le nom du Vent, Patrick Rothfuss

"Antigone: Je ne veux pas comprendre. C'est bon pour vous. Moi je suis là pour autre chose que pour comprendre.
Je suis là pour vous dire non et pour mourir.
Créon: C'est facile de dire non!
Antigone: Pas toujours."
Antigone, Jean Anouilh
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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Lupia le Ven 3 Avr 2015 - 18:11

C'est très beau et impressionnant.
On ressent ta peine à travers chaque mots, à travers chaque lignes.
J'aime beaucoup le passage:

"Pierre. Que devons-nous faire maintenant ?
- Marchez.
- Seuls ?
- Vous n’êtes pas seuls."


Je trouve ça tellement juste par apport à ce que je pense de cette auteur à travers ma lecture de ces romans.
En tout cas ne t'arête pas d'écrire car tu as un vrai talent d'écrivaine épistolière.

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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Chinmoku le Sam 25 Avr 2015 - 15:42

Ton passage sur Pierre m'a vraiment touchée... C'est si triste...

Je ne l'ai jamais connu. Je l'ai découvert avec Les Ames Croisées et j'ai trouvé ça injuste, injuste, injuste, d'apprendre son existence seulement moins d'un mois après ce 8 novembre... Il est passé une année dans le CDI de mon collège pour rencontrer une classe. Ma documentaliste m'a montré des photos et il était, oui, souriant, et joyeux. On le voyait parler avec des élèves.
ça fait mal.
Je suis heureuse de voir que les éditions Rageot continuent de faire vivre Ewilan et ses amis. Qu'ils ont dédié une partie de leur stand, à Montreuil, à tous ses livres.

Et continue d'écrire, Ipiu, franchement c'est super beau...

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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Ipiu le Dim 31 Mai 2015 - 12:26

Merci pour vos messages depuis le mois de novembre, ils me touchent I love you

Effectivement ce sont des "textes" très personnels, c'est la seule chose que j'arrive à écrire, et d'ailleurs je n'appelle pas vraiment ça écrire, c'est plus... je ne sais pas, du partage de vécu ? Du coup ça me touche si ça vous touche aussi :')

Un jour j'arriverai à écrire une histoire. Un jour... ^^"

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Que le plus beau est avenir. Toujours."
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Re: La voie de l'ombre, et du silence, vers la lumière...

Message par Miu Chan le Dim 31 Mai 2015 - 12:48


Un jour j'arriverai à écrire une histoire. Un jour... ^^"

Mais oui Piu, bien sûr que tu y arriveras ! C'est (presque) facile quand on s'y met serieusement et qu'on est passioné. Wink

Je n'avais pas commenté, apparement, donc je voulais juste dire que celui-ci:

Perles de souvenirs égrenées
Sur un fil de brume
Symboles d'un futur devenu inaccessible
est magnifique. Perles de souvenirs...

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Voyageuse Solitaire,  
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L'astre qui efface la nuit et les étoiles.  
Une danse entre les nuages et le soleil.  
Et le vent.
Le vent qui se glisse dans la nuit avec l'aisance d'un rêve.
J'écris.
Au milieu des poussières d'étoiles.
By Miu Chan -

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