La biographie de Pauline Alphen

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La biographie de Pauline Alphen

Message par Ipiu le Sam 16 Juin 2012 - 21:08


Née d’un père français et d’une mère brésilienne, Pauline Alphen a vécu toute sa vie entre la France et le Brésil.
Une double appartenance qui lui a offert quantité de mondes à explorer : deux langues, deux musiques, deux façons d'aimer, de dire, d'exister. Une vie en double, en quelque sorte, avec des parents qui balançaient entre les deux : 4 ans là-bas, 10 ans ici, et puis la même histoire dans l'autre sens : 10 ans là-bas, 15 ans ici....

C'est en France que le virus de l'écriture la frappe de plein fouet : "J'ai commencé à écrire compulsivement en CM1-CM2, lorsqu'un professeur de français inspiré nous a proposé d'écrire des « textes libres ». Libres ?! Le mot était irrésistible. Lorsque j'ai posé, pour la première fois, mon stylo sur une page blanche, mue par le désir et la curiosité, la liberté a pris corps et âme. Je n'ai cessé depuis de libérer les mots, les personnages, les images, les idées qui me taraudent le ventre et me titillent le bout des doigts en permanence. Depuis ces premiers textes, à 10 ans, la sensation de liberté, de plénitude, ne s'est jamais démentie lorsque j'écris."

Lorsqu'elle repart au Brésil, à l'âge de 13 ans, elle explore son autre langue et découvre le frisson du passage avec la traduction. "Je ne sais pas quelle est ma « langue maternelle » si on entend par là « langue d'origine », langue-source. Elles sont toutes les deux source et cible à la fois et en même temps. En passant d'une langue à l'autre, en cherchant à les faire coïncider, en les explorant, en les regardant se disputer puis se réconcilier, dans cette alchimie ou l'un devient l'autre mais reste lui-même, j'ai compris que je n'avais pas à choisir entre une langue et l'autre. Lorsque je traduis, elles existent toutes les deux et je suis parfaitement heureuse d'être « entre »."

À nouveau en France dès 1988, elle publie en 2004, aux éditions Gallimard Journal d'un Enfant aujourd'hui au Brésil et aujourd'hui, Les Eveilleurs. Cette histoire l'habite en réalité depuis ce jour de 2000 où, en retard pour aller travailler et après avoir déposé son fils à la crèche, l'autobus passe devant elle sans s'arrêter. En courant sous la pluie pour essayer de le rattraper, elle voit alors Claris sur le chemin de ronde de la Tour des Livres et l'entend penser "Je savais bien que les aventures n'arrivent jamais aux filles." Debout, dans le bus bondé, elle a noté ce qu'elle voyait et entendait, la capuche ruisselante dessinant des rigoles sur la page du carnet. Les Eveilleurs entamaient leur voyage...

Mais le personnage avait un univers complexe et exigeait plus de temps et d'attention qu'elle ne pouvait lui en offrir, aux prises avec une réalité urgente : un enfant petit, un travail de jour (rédactrice dans une ONG), un travail de nuit (traductrice). Elle s'est donc excusée auprès de Claris et a mis le projet en veilleuse, se disant qu'elle l'écrirait à 70 ans, lorsqu'elle aurait tout le reste de la vie devant elle...

Mais en juin 2006, Claris l'impatiente revient la hanter. Renonçant à attendre de devenir une hypothétique septuagénaire désœuvrée, elle fait résolument face aux Éveilleurs qu'elle livre aujourd'hui aux lecteurs.

[Texte d'Hachette, trouvé sur le blog de Lena]




Portrait chinois

Si j’étais un objet, je serais un livre, un bateau, un avion, un train, un skate, une trottinette, des patins à roulettes … parce que le voyage.
Si j’étais un héros de littérature, je serais Merlin parce qu’il faut des enchanteurs .
Si j’étais une saison, je serais l’été parce que la mer.
Si j’étais un plat, je serais la ratatouille parce que le mélange.
Si j’étais une couleur, je serais l’orange parce que le goût.
Si j’étais un endroit, je serais un bord de mer parce que l’horizon.
Si j’étais un proverbe je serais" Rien n’est seul, rien n’est oublié, rien n’est dépourvu de sens, rien n’est insignifiant et rien n’a d’importance. " parce que.
Si j’étais un animal, je serais une licorne parce qu’il paraît que ça n’existe pas.
Si j’étais un film, je serais E.T. parce-que la différence.
Si j’étais un vœu, je serais la paix parce que l’impossible.


[Source : Lecture Academy by le blog de Lena ^^]


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"Pièce 9 donc : la pièce manquante. Celle que l'on cherche ardemment, vaillamment, désespérément parfois et qui, en se refusant à nous, nous pousse en avant. Celle qui nous interdit de croire qu'on est arrivé et nous souffle à l'oreille que le plus beau est à venir.
Que le plus beau est avenir. Toujours."
Pierre Bottero
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